Calligraphie

 



La calligraphie fait lien avec l’événement majeur qu’est l'invention de l’Ecriture (environ 3400 ans Av JC), qui donne le coup d’envoi de la naissance de notre Histoire.

En mille ans (Ve – XVe siècles), la calligraphie médiévale occidentale évolue au fil du temps, entre capitales et minuscules, écriture pausée ou cursive, plus ou moins chargée d’abréviations, aux règles de ponctuation parfois sommaires, souvent peu homogènes.

La richesse de son inventivité graphique, la maîtrise gestuelle de ses copistes forcent l’admiration.

La nature offrait :
  • l’outil d’écriture : la plume d’oiseau, le calame (roseau, bambou),
  • le support d’écriture : le parchemin (la peau d’animal), le papyrus (extrait d’un végétal, le roseau cyperus papyrus),
  • l’encre (à base de carbone, de noix de galle et sulfate de fer…).

Calame et plume d’oie

Quelques exemples de calligraphies

(Réalisation au calame et à la plume d'oie sur parchemin animal ou végétal)

Les dates indiquées sont indicatives et la liste des types d’écriture n’est pas exhaustive.
Les transitions d’une écriture à l’autre sont progressives,
et les particularismes régionaux sont récurrents.


L’écriture Rustica (Ie-Ve)
C’est une écriture capitale monumentale romaine




L’écriture Onciale (IVe-IXe)
C’est l’écriture luxueuse des monastères romans




L’écriture majuscule insulaire ou semi-onciale irlandaise (fin VIIe-IXe)
C’est l’écriture luxueuse insulaire




L’écriture Caroline (IXe-XIe)
Mise au point dans les scriptoria sous le règne de Charlemagne, en usage dans l’Empire.
C’est une belle écriture lisible et aérée.





Les écritures gothiques (XIe-XVIe)
Chaque strophe du poème ci-après est calligraphiée dans une des nombreuses écritures gothiques.
Il vous suffit de cliquer pour obtenir l’agrandissement de l’image
et la désignation du type de gothique.