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Jusqu’à l’invention de l’imprimerie (fin XVe), le livre est entièrement copié et illustré à la main.
Le manuscrit : du rouleau au codex
Les rouleaux : volumen et rotulus
Dans l'Antiquité (jusqu'au Ve siècle de notre ère), le livre se présente souvent sous la forme d'un rouleau à développement horizontal.
En papyrus (fibre végétale du roseau du Nil) ou en parchemin (peau d'animal traitée), le texte ne figure en principe que d'un seul côté. Les colonnes y sont parallèles à l'axe de déroulement.
La longueur pouvait atteindre plus de 7 mètres.
La liturgie juive est restée fidèle à cette présentation.
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 Volumen
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 Rotulus
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Du Moyen Age (Ve-XVe), nous sont aussi parvenus des rouleaux à développement vertical utilisés jusque vers le XIIIe siècle.
Y sont copiés en suivant la petite largeur : des chroniques universelles, des commentaires bibliques, des dialogues de pièces de théâtre....
Leur dimension varie en longueur et largeur : 32 m pour le plus long (Ms 523 du XVe de la bibliothèque de Ste Geneviève) à 9 cm pour le plus court.
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Le codex
L'ancêtre de notre livre actuel aux pages qui se feuillettent apparaît au 1er siècle de notre ère.
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 Tablette de cire et son style
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- sa forme toute primitive est un assemblage de planches de bois recouvertes de cire. On y écrit à l'aide d'un style (pointu d'un côté pour écrire, et en spatule de l'autre pour effacer).
- puis, toujours à l'époque romaine, on confectionne des petits carnets de parchemin, constitués d'un seul cahier de bi feuillets plus ou moins nombreux, emboîtés les uns dans les autres.
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- la forme aboutie du codex consiste à relier ensemble plusieurs cahiers, constitués en règle générale de 4 bi feuillets emboîtés les uns dans les autres et cousus.
Pendant les IIe et IIIe siècles, volumen et codices co-existent.
Puis le codex prend son essor avec la christianisation occidentale (IVe siècle)
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